I

Posté par chinchillamaskee le 17 avril 2012

Elle marchait dans la neige depuis plusieurs heures maintenant. Elle s’arrêta un instant pour reprendre son souffle. Le vent glaciale la transpercait comme des lames. Il lui aurait parut si bon de pouvoir se poser au pied d’un arbre et de s’y endormir, en se laissant bercer par les bras de la mort, cette vieille amie… Cette idée la fit sourire et elle reprit sa route vers le village. Elle savait que ce n’etait qu’une question de temps avant que leur chemin ne se croisent a nouveau, après tout elles étaient presque devenu intime depuis leur première rencontre.

Au détour d’un virage, elle appercu les premieres fermes, dans moins d’une heure, elle devrait atteindre l’auberge que l’homme lui avait indiqué. Elle n’aimait pas agir dans les villages, mais c’etait sur sa route et après tout, cela lui paierait son voyage. L’endroit ne fut guère difficile a trouver, a cette heure tardive, tous les commerces étaient fermés, a l’exception de l’auberge. Tache de couleurs, de vie, au milieu de cette  rue sinistre. Elle s’approcha de la porte, respira profondément avant de rentrer. Comme elle s’y etait attendu, l’endroit etait bondé. Elle s’avanca jusqu’au comptoir et fit signe au tenancier. C’était un homme gras et chauve avec une lueur de cupidité dans les yeux qu’elle n’aimait pas mais l’avantage de ce genre d’homme, c’est que moyennant finance, tout était possible. En plus d’une chambre pour la nuit, elle négocia l’achat d’un cheval et d’un peu de nourriture. Bien que le tenancier n’eut aucune reponse a sa curiosité, il lui affirma que tout serait pret a l’aube selon ces exigences.  Une fois la porte de la chambre refermé, elle se détendit un peu. La piece etait aussi miteuse que le reste du bâtiment, les murs etaient moisis par endroit et a en croire la poussiere sur le sol et les meubles ( une table de nuit sur laquelle était posé une lampe a huile ebreché, une chaise prés d’une commode sur laquelle on avait posé une vasque et un pichet d’eau ainsi qu’un lit ), le ménage ne faisait pas parti des priorité du proprietaire des lieux…

            Elle avait mal dormi, le matelas était trop dur et les bruits de bagarre ainsi que les cris des ivrognes l’avait gêné jusque tard dans la nuit. Il ne fallut faire guère de temps pour se preparer car elle n’avait pas enlevé ces vêtements pour dormir et était resté sur les couvertures, le lit étant certainement infesté de puces et d’autres vermines. Elle se rafraichit le visage avec un peu d’eau, remit un peu d’ordre dans ses cheveux avant de descendre. Le tenancier était déjà réveillé lui aussi malgré l’heure matinale, et comme prévu, il avait fait préparer par les cuisines une besace remplit de nourriture et d’une gourde d’eau. Le cheval devait l’attendre à l’écurie. Sans un mot, elle paya l’homme et sortie dans la rue. Celle ci était encore déserte mais dans peu de temps les premiers paysans sortiraient pour se rendre aux champs. Elle devait faire vite. Elle s’assura que son capuchon dissimulait correctement son visage et se dirigea vers les écuries. Le tenancier ne l’avait pas volé. Sur le moment, elle avait trouvé excessif le prix demandé, mais l’animal le valait bien. Il ne paraissait pas trés jeune mais malgré tout semblait puissant et en bonne condition physique.
            Elle sortit dans la rue, l’air était encore frais mais la tempête avait cessé. Elle entraina le cheval derrière elle et prit la direction de l’église, la boutique qu’elle cherchait devait se trouver a l’angle. Elle attacha son cheval devant l’édifice, le laisser devant la boutique aurait pu attirer l’attention. Comme à chaque fois, elle avait une monté d’adrénaline. Rien à voir avec de la peur mais plutot de l’exitation. Elle retira une petite bourse accroché par un fin cordon de cuir, autour de son cou. Elle en sorti une bague en or ornée d’un magnifique saphir. Elle la regarda avec tendresse quelques secondes et l’enfila à son doigt par dessus son gant. Apres s’être assuré une dernière fois qu’il n’y avait personne, elle s’avanca devant la devanture et frappa. Il ne lui fallut pas attendre longtemps pour que l’homme vienne lui ouvrir. Il était exactement comme on lui avait décrit. Il était beaucoup plus grand qu’elle, avec une carrure de boeuf, elle imagina assez aisément ce qui avait pu arriver à la malheureuse et à bien d’autres surement… En tant que marchand, il devait voyager souvent, se rendant dans divers petits villages, croisant le chemin de nombreuses personnes et jeunes filles. Un soir de l’hiver dernier, il s’etait arrêté une nuit au village de Sferding. A la fermeture du Pub, sur le chemin de l’auberge, il avait rencontré la jeune Elwenn. La pauvre n’avait aucune chance face a cet homme… Il l’avait emmené à l’écart du village et avait abusé d’elle, la laissant pour morte. Ce n’est qu’en milieu de matinée que les villageois découvrirent son corps dénudé gisant dans la boue. Le coupable lui était déjà loin et qu’importe. Les paysans n’aurait rien pu faire. Des paysans accusant un honnête commerçant ? Un tel procès n’aurait jamais lieu, pire ils auraient été fouetté a mort pour avoir osé proférer de telles accusations. La jeune fille avait survécu grâce aux soins d’une sorcière d’un village voisin. Ce qui l’avait décidé à accepter ce travail, c’était d’avoir rencontrer Elwenn. Elle était comme a demi-morte, plus que l’ombre d’elle même…  Malgré l’heure matinale de sa visite, il sourit a la jeune femme. Cela l’ecoeurait. Elle lui tendit sa main, il lui prit et l’embrassa. Lorsque ses lèvres éffleurèrent la pierre, elle sourit a son tour. Elle retira sa main, fit demi-tour en direction de l’église, laissant l’homme sur le palier de sa boutique. Elle s’autorisa un regard en arrière, juste assez longtemps pour voir le commerçant l’observer hébéter par la disparition tout aussi soudaine que l’arrivée de cette inconnue, puis son regard se figea. Il suffoqua et lorsqu’il s’effondra sur le sol, elle reprit son chemin. Elle n’éprouvait aucun plaisir a regarder sa victime mourir. Lorsqu’elle franchit les limites du village, elle songea qu’il devait déjà être mort, elle talonna son cheval et reprit son voyage en direction d’Olbruna.
               Elle avait poursuivit se route toute la journée, ne s’autorisant qu’un seul arrêt pour laisser boire son cheval dans une rivière qui n’avait pas gelé. Elle savait que la nuit ne tarderait pas et elle voulait absolument atteindre un bois un peu plus loin. Elle y serait a l’abri des éléments et avec un peu de chance, elle pourrait allumer un feu sans être vu.  A cette époque de l’année, on ne croisait que peu de monde sur les routes, et bien souvent ce n’étaient que des brigands. Cela ne l’inquiétait pas mais autant éviter d’alerter les environs de sa présence. Il était difficile de se repérer avec toute cette neige, et sa dernière visite remontait à quelques années maintenant. Après quelques minutes, elle repéra les Mahonias qui dissimulait l’entrée. Elle fut soulager de descendre de cheval, ses membres étaient engourdis par le froid. Elle emmena son cheval un peu plus au fond de la petite grotte, et avec soulagement, elle aperçut un petit tas de bois mort, au moins elle n’aurait pas froid. Elle remercia les hommes qui l’avaient laissé, des chasseurs sans doute, et s’agenouilla pour préparer le bois. Elle deposa son sac à ses cotés, et entreprit de sortir un petit sachet d’ou elle prit une pincée de poudre qu’elle jeta sur le bois, puis elle jeta une pincé d’un autre sachet. Au contact, les deux poudres s’embrasèrent, aussitôt, après quelques instant, un feu ronflait, réchauffant la tanière de fortune.Elle s’était assise contre la paroi, et sorti le maigre repas préparé par les cuisines. Le morceau de gibier était beaucoup trop sec, elle se contenta donc des quelques fruits. Si le temps le permettait, demain elle serait arrivée à Mirnase et elle pourrait prendre un bon repas, peut être même un bain chaud. Pour l’instant, le vent s’était remis à soufflé dehors, tant mieux cela recouvrirait les traces laissé par son cheval. Elle s’endormit en écoutant le souffle du vent. Elle devait partir dés l’aube si elle voulait atteindre la ville dans la matinée. Ce serait le marché, les gardes aux portes de la ville seraient débordés et ainsi elle pourrait passée sans être remarqué. Il était rare qu’une femme voyage seule et cela pourrait éveillé la curiosité.

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