IV

Posté par chinchillamaskee le 17 avril 2012

Lorsqu’elle se réveilla, elle éprouva le même malaise qu’en s’endormant. Tout en s’habillant, elle pensa à ce qu’elle pourrait dire à Casildia, si elle ne voulait pas que celle ci s’offusque à nouveau, il lui faudrait choisir ses mots avec prudence. Elle prit donc tout son temps, retardant ainsi la conversation qu’elle redoutait. Elle prit également le temps d’arranger sa coiffure et de mettre un peu de noir autour de ses yeux ainsi que du rouge sur ses lèvres. Casildia apprécierait sans aucun doute cet effort de sa part et bien qu’elle eut l’impression de ressembler à une de ces dindes de la haute société, si cela pouvait mettre son amie de meilleure disposition cela en valait la peine. Lorsqu’elle n’eut plus d’excuse pour s’attarder plus longtemps, elle sorti de sa chambre.

Elle ne réalisa pas tout de suite l’agitation anormale qu’il régnait dans la salle, elle crut que cela était du à la fête de Dalmian. Elle chercha du regard Benderio ou Casildia et comme elle ne les vit pas elle décida d’aller voir dans le bureau. En se rapprochant, elle entendit des éclats de voix. Elle avança sur la pointe des pieds jusqu’à la porte et y colla l’oreille. Elle reconnut sans difficulté la voix de Benderio, ainsi que celle de la cuisinière et d’après les silences, au moins une autre personne était également présente dans la pièce. Elle ne pu entendre grand chose car des bruits de pas se rapprochaient et elle eut tout juste le temps de se reculer suffisamment pour se cacher dans l’obscurité des escaliers descendant à la cave, avant que  la porte du bureau ne s’ouvre à la volée. La cuisinière sorti en trombe suivit par la jeune servante en pleure. Ailse se rapprocha sans bruit de la porte, il n’y avait plus que Benderio, qui était assis la tête dans ses mains.  Elle rentra dans la pièce et vint s’asseoir face à lui. Elle ne lui laissa pas le temps de reprendre contenance et lui demanda où se trouvait Casildia.

 » Partie… Ce matin, elle n’était plus là. Elle m’a quittée.. » Il éclata en sanglots.

Elle trouva écoeurant de voir cet homme s’effondrer ainsi devant elle. Elle avait trouvé son amie étrange mais il lui sembla impossible que cela est un rapport avec son idiot de mari. Elle ne lui aurait pas laissé son affaire. Quelque chose de grave avait du arriver. Cela ressemblait plus à une fuite qu’à une rupture. Alors qu’elle en arrivait à cette conclusion, elle aperçut que sur le bureau si bien rangé la veille s’éparpillait plumes, parchemins et un encrier se répandant. Elle s’en approcha et fouilla dans les parchemins mais rien d’important, seulement des factures et autres papiers concernant la tenue de l’auberge. Un morceau de parchemin chiffonné sous le bureau attira son regard. Elle le déplia et y découvrit un symbole tracer à l’encre verte. Cela lui disait vaguement quelque chose mais elle n’arrivait pas à se rappeler.

   »Elle a laissé ça pour toi. Ailse sursauta, elle en avait oublié sa présence. Elle prit la lettre qu’il lui tendit mais il ne la lâcha pas. Si tu y trouves une explication, je t’en prie, dis le moi ». Elle hocha la tête, et il lui céda la lettre avant de quitter la pièce. Elle s’installa sur le divan, observant la missive portant son nom, et fut satisfaite de voir que le sceau de cire était intacte.

 

Petite soeur, 

 

je suis au regret de devoir t’abandonner alors que nous venons à peine de nous retrouver. J’aurai aimé pouvoir t’expliquer les choses mais le temps met compter. Si comme je le pense, tu es bien la raison de ses folles rumeurs, je te conjure de me venir en aide. Rends toi dans le bois des ombres, tu y trouveras une cabane de chasseur. Le vieil ermite pourra t’en dire plus. S’il te plait ne me juge pas.

Ailse respira profondement. Cela était bien le genre de son amie de faire tant de mystére, et dans qu’elle guêpier avait elle encore été mettre son nez… Bien qu’elle ait toujours eu une tendance à exagerer les choses, il semblait que cette fois, le danger était bien réelle.

Elle monta directement dans sa chambre, enfila sa tenue de voyage et rangea ses effets personnels dans sa besace. En se rendant aux écuries pour y prendre sa monture, elle croisa Benderio. Elle lui assura que la lettre n’était qu’une lettre d’adieu mais qu’elle n’apportait aucune réponse à son geste, et que son amie partie, elle n’avait plus de raison de rester ici. Avant qu’il n’ait eu le temps de parler ou de poser des questions, elle était déjà dans la cour.

 

Il ne fut pas aisé de se frayer un chemin à contre sens de la foule, et elle fut soulagé de franchir les portes de la ville, laissant derriere elle toute cette agitation grotesque. Le bois qu’elle cherchait ne se trouvait qu’à quelques kilométres mais ne s’y étant jamais rendu elle même, elle dut demander son chemin à un fermier. Lorsqu’elle prononca le nom du bois, celui ci tréssaillit, ce n’est qu’apres l’avoir mis en garde contre les démons qui y vivaient qu’il conssenti enfin a lui indiquer la route à suivre.

Lorsqu’elle pénétra dans le bois, elle comprit pourquoi le paysan lui avait parler de démons. Il n’était pas difficile d’imaginer la peur qu’elle tel lieu puisse inspirer à de simples fermiers ayant toujours vécu dans la superstition. Les arbres étaient implantés si prés des uns des autres, que peu de lumiére s’infiltrait entre les feuillages, plongeant le bois dans une pénombre inquiétante. Certains troncs mort par l’abscence de lumiére auraient facilement pu passer pour des êtres malveillant pour peux qu’on croit à ses mythes. Plus elle avancait, plus son cheval avait du mal à avancer, trébuchant sur des racines et s’écorchant aux brouissailles.

Elle ne sut pas combien de temps elle avanca, mais elle finit par appercevoir la clarté d’une clairiere. La cabane se trouvait en son centre.A premiere vue, l’endroit semblait à l’abandon. Des tuiles manquaient à la toiture et  par endroit des plantes s’infiltraient entre les planches des facades. Ailse descendit de cheval et s’avanca. Lorsqu’elle frappa à la porte, elle aprehenda que celle ci ne tombe tant elle semblait fragile. Personne ne lui répondit. Son expérience passé lui avait apprit à ne pas pénétrer dans le repére de marginaux, ni à insister. Elle attacha donc sa monture à un arbre et elle s’assit dans l’herbes.A en croire le soleil qui était maintenant haut dans le ciel, cela faisait deja plusieurs heures qu’elle était ici à attendre. Pourtant sa patience fut recompenser, au bout d’un long moment, alors que la lumiére baissait dans le ciel, la porte s’ouvrit enfin.

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